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Etre pertinent face à son interlocuteur/lecteur ?

Communiquer se résume à deux circonstances : vous écrivez un message (courrier, site web, SMS, e-mail…) alors que votre cible n’est pas en face vous.   OU  vous parlez à un interlocuteur qui est en face de vous ou au téléphone, ou qui utilise une messagerie instantanée (la communication est directe, simultanée). Dans les deux cas, pas question de faire du bla-bla, du remplissage. Le monologue c’est fini. Le dialogue et surtout  la pertinence doivent  être  vos impératifs. Comment  être le plus pertinent possible ? 

Communiquer se fait soit de façon SYNCHRONE (en parlant, y compris le « Chat ») ou de façon ASYNCHRONE (en écrivant une lettre, un e-mail, un SMS…).

Qu’il s’agisse de parler ou d’écrire, le bon réflexe est de se dire comment satisfaire les attentes de mon interlocuteur/lecteur (mes futurs clients, partenaires , fournisseurs…) ?

Quintilien, rhéteur latin, avait déjà étudié la question dans ses ouvrages « L’institution oratoire » et  « L’Éducation de l’orateur ».   De nos jours , les anglophones utilisent le « Five W’ S »   (Who, What, Where, When Why ? ) et les francophones l’acronyme  QQOQCCP.  Je l’utilise depuis de très nombreuses années, mais l’ai reconfiguré en POCCQQQ (plus facile à retenir). De quoi s’agit- il  ?

Grâce au  POCCQQQ  tout communicateur   possède un outil  pour  collecter les données nécessaires  dans ses échanges avec son interlocuteur :  ses besoins , ses attentes  ses motivations ses  freins, ses frustrations.

Le POCCQQQ  est un outil qui permet de passer de la page blanche à un texte ou un argumentaire  qui  fera de votre lecteur/interlocuteur  un consommACTEUR.

Découvrez ici la façon dont  j’utilise le  POCCQQQ  en l’intégrant dans
la technique des  « 4 S » :

 

7 questions : Pourquoi ?  Où ? Comment? Combien? Qui? Quand? Quoi?

Règle primordiale, essentielle : toujours se placer du point  de vue du récepteur de votre message (votre cible).  Mettez-vous dans sa peau ! Votre cible attend de votre part un maximum de réponses parmi ces 7 questions.

Les questions qui passent par la tête du lecteur/surfeur de vos textes:
POURQUOI devrais-je  lire votre message (pour être/devenir, avoir/posséder, paraître..) ?
OÙ (puis-je  acheter, me renseigner) ?
COMMENT (la façon de m’inscrire, de m’abonner, procédure, instructions, modalités, moyens ?…) ?
COMBIEN (à quel prix, durée de l’action) ?
QUOI  (de quoi parle-t-on, de quel produit ou service) ?
QUI (est le signataire du texte, qui est concerné) ?
QUAND (date, heures, moments où l’action va se dérouler, échéance à laquelle je dois agir) ?

Lorsque votre texte est terminé, avez-vous apporté une réponse à toutes ces questions ? Oui.   Votre texte a alors toutes les chances de réussir son examen auprès de votre lecteur. C’est-à-dire être pertinent pour lui.

Structure de vos propos OK.  Et puis ?  

Il ne  vous reste alors plus qu’à mettre en page, hiérarchiser  tous les éléments du contenu que vous avez brillamment rédigé. Soignez  l’ergonomie de vos pages :   où mettre le titre ?   Le résumé  ?   Le 1er paragraphe, l’appel à l’action  et les images ?

C’est un autre aspect  que Scoop.it !  nous rappelle dans le diagramme de gutemberg. http://www.studiodino.com/info/news47.htm

 A suivre dans un autre article.

 

 Des Commentaires sur linkedin :
Stephane  Rossard • Bonjour Excellente question que je pose à mes clients ! avant de créer LEUR contenu. Un contenu pertinent dépend de votre cible (clients, partenaires, consommateur, médias…), de la nature de ce contenu que vous souhaitez diffuser/communiquer (informatif, descriptif, pédagogique, promotionnel), du contexte (par rapport à votre activité, votre actualité, votre culture d’entreprise, votre histoire, valeurs…), du support lui même (Internet & réseaux sociaux accaparent toute l’attention, mais les brochures, flyers, dossiers de presse ne sont pas à négliger…)… bcp de questions avant de définir le contenu en rapport exact avec votre projet… espérant vs avoir aidé un peu, au

Sylvie Cajelait • Je suis d’accord avec vous, Jean-Paul. La recette est incomplète. Par contre, dans une société où ce qui est instantané a la cote, je trouve souvent que les textes sacrifient la clarté au profit de la rapidité. Surtout en cette ère des réseaux sociaux…

Muriel Vandermeulen • Le who dit what et les 5 W sont indispensables pour hiérarchiser l’information et structurer le propos. Mais lorsqu’il s’agit de produire un contenu qui agisse sur le comportement, d’autres formules peuvent être utilisées. Celles-ci nous aider à créer des contenus utiles et transformateurs (au sens de la conversion. Je pense notamment à la technique AIDA: Attention > Interest > Desire > Action. C’est une technique très connue en marketing. Une autre technique consiste à isoler 3 avantages clients (USP) au contenu qu’on lui propose. Pourquoi lire ce contenu? Qu’est-ce qu’il va lui apporter ? Que pourra-t-il faire ensuite?

Laurent Bourrelly • Perso, j’affectionne la dernière technique citée par Muriel. La méthode appelée « les 5 W » en anglais est enseignée depuis belle lurette en journalisme, mais elle pratiquée aussi dans le reporting, par exemple en gestion de projet. Elle aide à structurer un exposé en un minimum de questions et de suivre le schéma logique de l’esprit humain lorsqu’il appréhende une information. Cette méthode s’applique également à l’écriture Web, pour 2 raisons principales:
LA CONCISION
La méthode des 5 W permet de concentrer le message sur les informations essentielles.
LE PLI DE LA PAGE sur un écran, l’utilisateur n’accède, dans un premier temps, qu’à la partie supérieure de la page Web. La méthode des 5 W permet d’isoler les informations qui doivent impérativement se trouver dans le chapeau ou dans les 2 ou 3 premiers paragraphes du texte.

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