Accueil > Rédiger > Faible capacité d’attention !

Faible capacité d’attention !

attentionSelon une étude menée par l’Université de Stanford, 2,5 % d’entre nous sont réellement multitâches. Mais cette même étude  montre que les « multitaskers » sont les individus avec la plus faible capacité d’ATTENTION.

Si vous lisez vos e-mails en répondant aux appels de votre smartphone,  écoutant un CD avec la télé allumée et surfant avec votre iPad, vous êtes atteint.
L’équipe des chercheurs californiens de Stanford a soumis deux groupes d’étudiants à des tests de concentration. Il en ressort que les « multitaskers » ont une durée d’attention ET une capacité de concentration sensiblement inférieures aux autres étudiants.
A l’inverse, des  bouddhistes capables de rester dans le silence durant 7 heures auraient une capacité de concentration qualifiée « d’olympique ».

Le professeur  Joseph Ruff  de la Havard Graduate School of Education s’est aussi  penché  à travers une étude sur l’excès d’information.  Il a déterminé  les symptômes de l’IFS (Information Fatigue Syndrome). Parmi ces symtômes :

  • la diminution de la capacité de concentration par surcharge de la mémoire à court terme
  • le multitâche qui débouche sur un résultat de moindre qualité plutôt qu’une amélioration du résultat.
Etre multitâche est contre productif

Etre multitâche est contre productif

Le zapping caractéristique des multitâcheurs est contre-productif. Conséquence :  la principale dégradation porterait sur notre incapacité à lire des textes longs.

Si, pour vous, lire des livres et  même des articles (jugès trop longs) de journaux devient fastidieux voire  éprouvant, c’est peut-être l’indice que vous devenez un multitâcheur.  En faire moins c’est pouvoir être plus performant.

Cette dégradation de l’attention (et pas uniquement des multitaskeurs) est évidemment problématique pour  nous rédacteurs / copywriters.  Car ne n’oublions pas, la  première  chose à faire est  précisément de susciter l’attention : « Coucou  Monsieur le lecteur, j’ai quelque chose d’intéressant à vous dire ».
Et une  fois cette attention provoquée, il faut donner envie au lecteur  de parcourir le message. Il doit aussi le  comprendre. Vite.
Finalement, il faut l’inciter à « bouger son cul » (visiter un show-room, aller sur internet, remplir un formulaire,  prendre position… ).

Favoriser l’attention ?

La meilleure façon est d’impliquer le lecteur.  Il n’a que 3 secondes pour vous (pas plus). Dites-lui quelque chose qui le concerne, l’intéresse, le rendra plus beau, riche, performant, en forme, informé, détendu…

Une fois ces 3 secondes franchies, il doit disposer d’arguments pour qu’il soit convaincu. Et c’est là qu’il faut être long.  Parce qu’on n’informe pas, ni ne convainc un consommateur  avec quelques mots.  Excepté pour une annonce presse ou un email (qui renvoit de toute façon vers un site web).  Un texte  long est une neccesité. Mais long ne veut pas dire barbant.

  • Vous savez que le lecteur choisit  lui-même d’utiliser  le ou les supports de communication qui lui conviennent, mais qu’il est en outre soumis (bombardé) à une pluie de messages  provenant  de divers supports qu’il ne demande pas  (affichages, radio…).
  • 1.000 messages (au minimum) le bombardent chaque jour.
  • Il faut lui donc donner des « hameçons »  qui doivent être  à la fois  des accélérateurs de lecture et des mémorisateurs du contenu du message.

hameçon

Des  hameçons  qui  doivent aussi être des  accélérateurs/mémorisateurs

  • Faites des phrases courtes (15 mots)
  • Des paragraphes de 4 lignes maximum
  • Utiliser des titres et intertitres (en jouant sur la différence de taille)
  • Utiliser les caractères gras pour valoriser certains  mots
  • Choisissez la bonne couleur ( pas la même que celle réservée aux hyperliens)
  • Utiliser les caractères italiques (pour les citations ou mots étrangers)
  • Utiliser des listes à puces ou des listes numérotées
  • Découper votre information en plusieurs paragraphes qui contienne chacun  une idée maîtresse
  • Découper votre page en plusieurs espaces d’information (encadré…)
  • Intégrer des visuels avec des légendes
  • Répétez l’information (de façon courte, mais sous diverses formes).
    Répéter, reformuler, sert  à vous assurer :

    • que le lecteur retiendra ce que vous lui écrivez,
    • qu’il a bien compris,
    • qu’il a interprété correctement votre message.
  • Écrivez « SIMPLE« , comme si vous vous adressiez à un enfant de 12 ans, c’est-à-dire sans emphase, ni mots compliqués, ni jargon. « C’est une chose rare » est de très loin préférable à « c’est une chose inaccoutumée ». Même si votre interlocuteur est un Prix Nobel, facilitez-lui sa lecture par des mots simples qui  lui permettront, entre autres, de lire plus vite.
  • Concluez en soyant CLAIR (tout le monde comprend-t-il ce que vous écrivez ?). CONCRET (par des faits vécus, qui sont relatifs au quotidien). COURT (dans les phrases, les mots).

Simple & Simplicité.  La simplicité devient un outil  de facilité pour le consommateur.  Car elle lui permet de faire un tri plus facilement, plus rapidement des info qu’il reçoit.

"Less is more" : une tendance que l'on pourrait voir dans des emballages simplifiés

"Less is more" : une tendance que l'on pourrait voir dans des emballages simplifiés

Pour des textes EN LIGNE, ajoutez à ce qui précède des espaces interactifs (forums, FAQ, quiz…), éléments multimédias (vidéos), ressources logicielles,  fichiers et bien entendu des liens.

Et, finalement, pour accrocher l’oeil de vos lecteurs/surfeurs  (par des  textes, visuels, mise en page performants),  faites appel  à la technique de lEYE TRACKING. Celle-ci permet, entre autres  de déterminer de manière précise sur quelle zone le regard se pose en premier lieu.

Plusieurs agences web qui se penchent sur l’Usability des sites s’en sont fait une spécialité, dont Netway.

Eye Tracking : analyser le parcours de l'oeil

Eye Tracking : analyser le parcours de l'oeil

  1. Pas encore de commentaire
  1. Pas encore de trackbacks