Accueil > A lire, Rédiger > Retenir : l’effet de primauté et le Storytelling

Retenir : l’effet de primauté et le Storytelling

Il a été prouvé par la recherche, notamment par les travaux de Chris Atherton (spécialiste de psychologie cognitive) que face à une liste, on se souvient mieux de certains éléments que d’autres . Démonstration : lisez ces 10 mots :

 

Bergerie
Stylo
Plancton
Dia
Char d’assaut
Fraise
Écran
Singe
PowerPoint
Montagne

Vous avez 20 secondes pour les mémoriser tous. Stop !

Combien pouvez-vous en réciter ? Sans entrainement, vous donnerez les premiers mots sans fautes. C’est l’effet de primauté. Chris Atherton a en effet prouvé que les premiers éléments d’une liste sont souvent mieux retenus que ceux au milieu ou en fin de liste (qui le sont très mal).

Une liste offre donc un taux de mémorisation extrêmement faible (à méditer grandement quand vous ferez votre prochain PowerPoint. Lisez à ce propos « Stop au PowerPoint de Nicolas Beretti ».

Et si on utilisait le Storytelling ou en bon français le mode discursif ou narratif ?
REDémonstration. Lisez ces lignes : « c’est en, quittant précipitamment ma bergerie que ce matin j’ai laissé mon superbe stylo Plancton sur la table. Je venais à peine de terminer ma dia sur le nouveau char d’assaut réalisé en glace à la fraise que l’écran s’est subitement volatilisé, volé par un singe qui visiblement ne supporte pas PowerPoint. En rigolant bruyamment, il a filé dans les montagnes ».

Si vous avez bien lu cette petite histoire, vous devriez vous souvenir de tous les mots de la liste. Bravo.
En les mettant en scène dans une Story, vous avez créé entre eux des connexions plus ou moins logiques. Voilà pourquoi la narration facilite grandement la mémorisation et pas les listes à puces.

Bien sûr, le Storytelling est à à l’usage des entreprises, des managers et des employés. Quatre sortes d’histoires  sont à  distinguer,  les :

  • « big stories »,
  •  « management stories »,
  • « business stories »,
  • «short stories ».

Jean-Marc Guscetti a illustré ces 4 sortes sortes d’histoire lors d’une conférence

 

Notez que François Meuleman est spécialiste en Storytelling et en Psycho-marketing. Il décrypte le Storytelling dans son ouvrage « Marketing non-marchand : Tome 2, Storytelling, on va tout vous raconter… » (paru chez EDIPRO). Il y explique comment se servir des ficelles de cette méthode pour le domaine du non marchand. C’est louable, et très intéressant.

 

A lire aussi  « Je thème Moi Non plus. Storytelling & Marketing de l’expérience »

 

Christiane  Waterschoot,  dans  « Communiation, Content, PME 2.0 » aborde, elle, d’autres  types d’histoires à raconter :

  • L’histoire de votre société  Comment s’est-elle développée ?
  • L’histoire de votre passion:  un client préfère de loin acheter à un passionné qu’à un vendeur blasé. Parlez de votre expérience et de votre passion.
  • Les histoires de vos clients :  vous le savez , les clients satisfaits sont vos meilleurs ambassadeurs. Faites-les parler !
    Ils sont une source d’anecdotes, d’astuces et d’expérimentations, qu’ils sont souvent heureux de partager avec d’autres. 
Pour terminer, un exemple de PUB. comme on en lit beaucoup, repris dans un article dHélène Guerriat:
Boire et manger au centre de Bruxelles :
Melting Pot café (10h – 19h / fermé le mercredi)
Chocolat chaud maison – 2,50€
Cette même pub écrite selon la technique du Story telling donne :
Si vous êtes de passage dans le centre de Bruxelles, n’hésitez pas à vous arrêter au MeltingPot Café pour siroter un chocolat maison (2,50€) dont eux seuls ont le secret. 

Beaucoup mieux n’est-ce pas.